« En plus de ça, l’être est déterminé par le nonnête, il n’a pas d’existence propre, il sort du nonnête pour y retourner [...] Au fond, il n’y a pas le nonnête d’un côté et l’être de l’autre. Voilà où j’voulais en v’nir. » (Merci Queneau…)
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Note: une partie de ce site reprend certaines des notices les plus importantes du site Linux et les Choses qui, à terme, fermera ses portes faute de temps pour le maintenir.
Cet article de Lionel Dricot, blogueur belge et activiste du Parti Pirate (section Brabant-Wallon), plus connu sous le pseudonyme de Ploum, a le mérite de synthétiser les principes du parti pirate.
Il se fait l’écho du fondateur du Parti Pirate suédois Rick Falkvinge, qui a exprimé huit grands principes fondamentaux, regroupés sous l’appellation « La roue des Pirates ». Les voici ci-dessous.
Et Ploum d’ajouter : « Ces principes gouvernent la pensée pirate à travers le monde et cherchent à donner la base d’un cadre de réflexion qui soit avant tout pragmatique et efficace plutôt qu’idéologique. »
(Hommage à la Grande Depression) -- faut-il être capitaine de pédalo ou grand timonier?
C’est après avoir écouté l’émission de La-bas si j’y suis (France Inter — D. Mermet, voir ici et là) du 11 avril 2012 que je me décide à ouvrir ce billet.
Le titre de cette émission était : « Les financiers au coin du bois ». Titre alléchant pour ce reportage de François Ruffin, qui une fois encore, mouille sa chemise pour aller voir « de près » un n’analyste…
L’objet du délit? Une note des analystes de Chevreux, datée du 8 mars 2012… Que pensent-ils du programme politique de François Hollande? Une note édifiante, froide, mais somme toute assez honnête, analyse les scénarios de la présidentielle de 2012 et montre à quel point les marchés imposeront à la France les politiques de réforme voulues par les investisseurs, quel que soit le résultat des élections. La gauche socialiste n’a-t-elle pas la responsabilité, au minimum, de dénoncer ces mécanismes?
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Qui conteste aujourd’hui à un auteur le droit de tirer les bénéfices de la vente de son œuvre ? Personne. Pourtant, que ce soit dans le domaine de la musique, du cinéma ou de la littérature, le discours des éditeurs tend à soutenir le contraire, à savoir que les actes de piratage vont avant tout à l’encontre des auteurs et l’accès libre aux ressources culturelles signifierait avant tout la mort de l’Auteur. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Le nœud du problème, au delà de l’acte de piratage qui demeure un vol, c’est la question de la cession exclusive du droit de diffusion et de vente. Ces derniers temps, des éléments très concrets illustrent parfaitement les limites de la propriété d’une œuvre et le danger des monopoles de la culture. Pour ces derniers, un auteur vivant ou mort, collectif ou individuel, ce n’est plus qu’une question de rentabilité.
L’existence des pratiques de vente liée en matière d’informatique est aujourd’hui la preuve d’un grand laxisme des autorités et dissimule (mal) les intérêts des grandes multinationales. Un ordinateur acheté avec un système d’exploitation Mac ou Windows, implique presque toujours l’achat, inclus dans le prix de vente de la machine, de licences pour des logiciels tiers. Cela est aussi valable lors de l’achat de périphériques : lecteurs de DVD, imprimantes, écrans… Notez qu’il ne s’agit pas des « Drivers », ces logiciels permettant la gestion de ces périphériques à partir du système d’exploitation. Il s’agit de logiciels, utilitaires ou jeux, dont le coût est compris dans l’achat du matériel sans qu’il soit possible pour le consommateur de définir le prix exact et de demander à ce que ces logiciels ne figurent pas dans son achat. C’est de cette manière, en équipant les 90% des ordinateurs vendus, que les logiciels de bureautique de Microsoft se sont petits à petits imposés aux utilisateurs, jusqu’à créer une norme (et non un standard) dans les fichiers utilisés (des documents au format .doc, des présentations au format .ppt, etc), tout cela n’allant pas sans poser les multiples problèmes de compatibilité connus de chacun.
Depuis des années l’April, l’AFUL, aussi bien que l’UFC-que choisir, la DGCCRF et beaucoup d’autres instances et groupements de consommateurs, luttent contre ces pratiques de vente liées sans pour autant que de véritables mesures soient prises. Des procès ont lieu, des victoires sont annoncées, des procédures sont disponibles pour réclamer le remboursement auprès des distributeurs…. C’est au consommateur de s’armer contre ces pratiques et notamment de se tourner vers les logiciels libres, le plus souvent gratuits, afin d’avoir une expérience saine de l’outil informatique.
Le groupe « sensibilisation » de l’April a récemment publié une affiche destinée à alerter le public sur les pratiques abusives de la vente liée. On pourra noter le très beau graphisme, signé Antoine Bardelli. Voici le texte :
Un ordinateur ça se choisit. Les logiciels imposés et inutiles, malheureusement, ça se paye ! Lorsque vous achetez un ordinateur, vous êtes obligé de payer pour les logiciels qui y sont installés, même si vous n’en voulez pas, alors que le coût des logiciels représente jusqu’à 25% du prix global. Mais vous ne pouvez pas le savoir : aucune information à ce propos ne vous est généralement communiquée avant l’achat, pas plus que des informations sur les licences de ces programmes. Bien que cette situation soit illégale, les pouvoirs publics ne sont pas prêts à défendre les consommateurs face à ces abus. Pour vous faire aider au remboursement : http://non.aux.racketiciels.info Pour une meilleure compréhension des enjeux : http://www.april.org/vente-liee
Un ordinateur ça se choisit. Les logiciels imposés et inutiles, malheureusement, ça se paye ! Lorsque vous achetez un ordinateur, vous êtes obligé de payer pour les logiciels qui y sont installés, même si vous n’en voulez pas, alors que le coût des logiciels représente jusqu’à 25% du prix global. Mais vous ne pouvez pas le savoir : aucune information à ce propos ne vous est généralement communiquée avant l’achat, pas plus que des informations sur les licences de ces programmes. Bien que cette situation soit illégale, les pouvoirs publics ne sont pas prêts à défendre les consommateurs face à ces abus.
Pour vous faire aider au remboursement : http://non.aux.racketiciels.info Pour une meilleure compréhension des enjeux : http://www.april.org/vente-liee
Le pack liberté, c’est la garantie d’un Internet propre ! L’April, Framasoft et La Quadrature du Net, les trois organisations lavandières de l’Internet, ont trouvé la solution : une campagne commune. Aidez-les à défendre les libertés sur Internet, promouvoir les logiciels libres et la culture libre, et de manière générale la démocratie et le droit à l’information. (tout surexposition à cette campagne « décalée » peut causer d’importants troubles visuels!)
[Ce billet est la reprise du communiqué de la Quadrature du Net daté du 30 janvier 2012]
La Commission européenne a lancé une offensive tous azimuts pour présenter ACTA comme un banal accord commercial, inoffensif pour les droits fondamentaux et l’accès aux savoirs. Dans plusieurs documents, la Commission tente d’imposer l’ACTA au Parlement européen en balayant les critiques légitimes qui s’expriment à son encontre. Mais ces tromperies ne résistent pas à l’analyse.
Ce billet fait suite à mon texte de 2010 intitulé « Pour libérer les sciences« , au risque de paraître quelque peu redondant. En effet, en cette fin de mois de janvier 2012, le mathématicien Timothy Gowers (Cambridge + Médaille Fields 1998) a lancé un appel au boycott de l’éditeur Elsevier, un des grands poids lourds de l’édition scientifique et en particulier les éditions papier et en ligne vendues par abonnement aux Universités. Cet appel au boycott repose sur le même reproche fait depuis des années sans que rien ne bouge à propos des tarifs exorbitants des ces firmes (Elsevier en tête mais on peut aussi citer Springer et d’autres), sans aucun rapport avec le coût effectif des supports de diffusion ainsi proposés à la vente. Faut-il boycotter Elsevier et, comme T. Gowers, inciter les scientifiques à ne plus soumettre leurs publications aux revues détenues par Elsevier, ne plus faire partie des comités de lectures, etc. ?
La manipulation de fichiers PDF sous GNU/Linux fut longtemps un problème a priori insurmontable. Même sous les autres systèmes d’exploitation, l’achat de logiciels de la marque Adobe était nécessaire. Certes, ces derniers logiciels fort complets permettent bien d’autres choses, propres en particulier dans le monde du graphisme et de l’édition, pourtant il importe de se pencher sur certains besoins :
Bien peu de gens connaissent Edward Bernays et pourtant voilà près d’un siècle que la pratique politique et les médias appliquent rigoureusement ses préceptes et les ont largement amélioré. Qui est Edward Bernays? C’est l’inventeur de ce qu’il a lui-même nommé les « relations publiques ». Neveu par alliance de Freud (Sigmund), il s’intéresse à psychologie des foules et part du principe que la population a besoin d’éclaireurs, de personnes envers qui la masse doit se tourner, adhérer à leurs idées, parce qu’il est évident – selon lui – que les masses puissent décider seules de la manière de vivre ensemble de manière raisonnée. Il faut donc une média-cratie, c’est à dire des groupes identifiés dont les moyens techniques sont les médias et toutes les stratégies imaginables pour manipuler l’opinion publique et diriger le monde. C’est exactement en ces termes, sans métaphore ni tabou, qu’il a rédigé un livre dont j’encourage fortement la lecture: Propaganda. Ce livre a été récemment traduit en français et précédé d’une excellente préface de Normand Baillargeon. On notera de même cette citation de Noam Chomsky à son propos : « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à un État totalitaire ».
De mon point de vue, la dernière semaine de l’année 2011 n’a pas été très riche en événements marquants. En France, les débats politiques n’ont pas fait exception, surtout en cette période pré-électorale où l’on prononça (et prononcera) une fois de plus des propos navrants, en se plongeant encore davantage dans le déni de la démocratie…
Néanmoins, quelques lueurs subsistent, ainsi les militants en faveur d’un audit public de la dette (et qui expliquent formidablement bien d’où vient cette fameuse dette et pourquoi nous ne devrions rembourser que des clous).
Mais le message qui recèle pour moi le plus d’espoir est l’annonce du Hackerspace Global Grid, en réponse à l’appel de Nick Farr (et al.) au Chaos Communication Camp tenu au mois d’août 2011.